Je viens de tirer un trait sur ma 1ere vie d'entrepreneur.
Lorsque je me suis lancé, j'avais 2 possibilités.
La 1ere option, c'était d'aller là où mon goût personnel me guidait. j'avais conçu un stack très technique, composé de plusieurs services imbriqués les uns dans les autres, à chaque fois le meilleur pour chaque fonction de ma chaîne de valeur.
Ce stack me permettait de délivrer exactement le service que j'avais en tête, mais cela avait un prix : un très gros travail de paramétrage, la gestion des mises à jour qui pouvaient avoir des effets en cascade, et une complexité de processus qui pouvait aller au-delà de mes compétences.
Donc j'avais une chaîne de valeur optimisée et redoutable, mais le revers de la médaille c'est que la moindre erreur pouvait se répercuter partout, avec le risque de ne pas en retrouver l'origine.
La seconde option était d'aller au plus simple : une solution tout en un, moyenne, mais fonctionnelle et intégrée, sans maintenance, sans risque.
Je commençais, j'ai fait un mauvais choix, contre mon intuition j'ai pris la solution simple et intégrée. J'avais déjà tellement de choses à faire, je ne voulais pas avoir à gérer en plus la complexité de mon dispositif.
Grave erreur.
J'ai opté pour Kajabi qui est l'une des principales entreprises dans mon domaine.
Oui, tout est intégré, mais tout est moyen. Et pour un perfectionniste comme moi, cela rend fou.
Kajabi est conçu pour plaire à tout le monde, mais moi je suis un expert de la pédagogie, j'avais donc une idée extrêmement précise d'un parcours d'acquisition de compétences. Or tout n'était pas possible, alors on fait des concessions, on s'adapte à l'outil, on cède, et petit à petit on s'éloigne de l'objectif visé.
D'une certaine manière, j'ai trahi mon intuition pour gagner du temps et avoir plus de sécurité, et ça m'a coûté cher, opérationnellement.
Depuis que je suis enfant, j'ai toujours eu tendance à aller vers le plus complexe : j'aime résoudre des énigmes, comprendre les choses cachées, résoudre des puzzles, ... Ça a toujours été mon truc.
J'ai appris à coder en Basic quand j'étais enfant sur une idée toute bête : je jouais à un jeu sur mon Amstrad qui s'appelait Sorcery, et j'avais lu dans un journal (Gen4 ?) qu'un gars était arrivé à changer les couleurs. Je trouvais ça dingue. Alors j'ai essayé. C'était moche (je suis partiellement daltonien) mais j'ai réussi à faire des changements. Voilà comment j'avance.
Une solution "Tout en un" ne me suffisait pas.
Alors il y a 6 mois, j'ai dit stop. J'ai signé plusieurs contrats, j'avais des fonds qui me permettaient de procéder à une planification solide, alors je me suis écouté, j'ai changé ma stratégie : je suis allé vers le plus technique. J'ai posé à plat toute ma chaîne de valeur, et j'ai cherché la meilleure solution sur 2 niveaux : pour chaque phase itérative, et pour tous les processus transverses.
Aujourd'hui tout est possible : pour tout il y a une IA qui peut vous aiguiller, ou un service qui remplit une tâche spécifique, et on peut tout paramétrer aisément grâce à ChatGPT ou Claude.
Alors voilà.
Je viens de résilier Kajabi, et je suis sans filet.
Vous l'avez vu, samedi j'ai lancé mon nouveau site. Il est très rapide, et ressemble à ce que je voulais au début.
Et j'ai lancé Secret Sauce, avec des archives, parce que vous me l'aviez demandé, et que je voulais que ce soit beau, agréable à consulter, tout en étant un lieu agréable pour discuter, à l'abri des algorithmes.
Et pour les cours en ligne, l'expérience n'était pas encore assez bonne. Elle l'est maintenant, le service sera en ligne dans quelques jours, je termine les tests.
Nous vivons une époque incroyable où tout est réalisable, alors faisons des choses. Aucune erreur n'est si insurmontable qu'elle ne permet pas d'apprendre, et de s'améliorer.
Excellente soirée,
Jean-Philippe
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P.S. 1 : Parfois, j’ai des choses à vous dire, alors je n’attends pas le samedi matin. Ces semaines, Secret Sauce est publiée deux fois, le mercredi soir et le samedi matin. C’est rare, mais c’est le cas cette semaine.
P.S. 2 : J’ai toujours beaucoup de plaisir à vous partager mes histoire et mes analyses.
Et si vous êtes allé au bout, c’est que nous partageons ce goût. Mais c’est peut-être aussi le cas d’un de vos proches, un ami ou un membre de la famille, que vous pourriez inviter à la discussion.
Peut-être pourriez-vous juste lui transférer Secret Sauce avec un bref message : “Je viens de lire cet article, je serais curieux d’avoir ton point de vue.”
